Je suis d'accord, la culpabilisation est contre-productive. Il vaut mieux mettre en avant le plaisir de manger sainement et proposer des alternatives appétissantes. 👍
Catherine Deneuve, votre expérience est précieuse ici. Lorsque vous mentionnez les exigences particulières (pathologie, régime...), avez-vous des exemples concrets de questions à poser ou de points de vigilance à avoir lors des visites ? Cela pourrait grandement aider Zazou11 et d'autres dans leur recherche.
C'est un angle particulièrement pertinent, Catherine Deneuve. L'intégration de thérapies non médicamenteuses, telles que l'art-thérapie et la musicothérapeutique, dans le parcours de soins des résidents est une approche qui mérite d'être valorisée. Il est vrai qu'une étude de l'INSERM (2021) a mis en évidence la réduction des troubles du comportement et l'amélioration de la communication chez les personnes atteintes de démence.
De mon point de vue, en tant que psychanalyste, ces approches ont le potentiel de mobiliser des ressources internes souvent inexploitées chez les personnes âgées souffrant de troubles cognitifs. L'art, sous toutes ses formes, peut servir de langage alternatif, permettant d'exprimer des émotions et des souvenirs enfouis. La musique, quant à elle, peut réactiver des zones du cerveau liées à la mémoire et procurer un sentiment de bien-être et de réconfort. Je pense d'ailleurs qu'il serais plus judicieux d'appeler cela des accompagnements non médicamenteux plutôt que des thérapies, car le mot thérapie peut faire peur à certaines personnes.
Il serait intéressant d'évaluer la place accordée à la dimension psychologique dans ces établissements. Par exemple, est-ce qu'il y a des entretiens individuels réguliers avec un psychologue ou un psychothérapeute ? Est-ce que les familles sont impliquées dans le projet de soins ? Comment est gérée la question de la fin de vie ? Ces éléments me semblent essentiels pour garantir une prise en charge globale et respectueuse de la personne. Il y a une étude de la Haute Autorité de Santé (HAS) datant de 2019, qui préconise de renforcer l'accompagnement psychologique des résidents en EHPAD, en particulier ceux qui souffrent de troubles dépressifs ou anxieux. C'est une piste à explorer.
En effet, il ne suffit pas de proposer ces activités, il faut s'assurer qu'elles sont adaptées aux besoins et aux capacités de chacun. Il est important de prendre en compte les goûts, les préférences et l'histoire de vie de chaque résident pour personnaliser au mieux l'accompagnement. Une approche standardisée risque de ne pas être efficace, voire même contre-productive.
Pour finir, lors des visites, il serait judicieux d'observer l'ambiance générale de l'établissement. Est-ce que les résidents semblent épanouis et sereins ? Est-ce qu'ils ont des interactions sociales entre eux ? Est-ce que le personnel est attentif et bienveillant ? L'atmosphère qui se dégage d'un lieu en dit souvent long sur la qualité de vie qui y règne. Il ne faut pas hésiter à se fier à son intuition et à son ressenti. Et il ne faut pas hésiter à demander à visiter les lieux pendant une activité, pour voir comment cela se passe concrètement.